les Ducati parallel-twins 350 et 500 de série

Voir aussi sous-rubriques: Essais et articles dans divers magazines  et  Photos modèles

500 en expo 
Collection Sartarelli
 

(celle collection a été vendue aux enchères à Monaco en Mai 2012)

 

Les parallel-twins Ducati ont été produits de 1975 à 1980 et même 1983 si on tient compte des Mototrans et des dernières 500 SD construites pour l'Australie : voir Naissance des parallel-twins .
Les 500-twins Mototrans fabriqués en Espagne sont évoquées dans un autre chapitre.
Ces années correspondent par ailleurs à la transition entre les V-twins à couples coniques (bevel gears) et les V-twins à courroies crantées ainsi qu’à l’abandon des mono-cylindres que ces nouveaux modèles étaient censés remplacer.

 

D’une certaine façon, on pourrait dire que ces machines ne sont pas des Ducati à part entière.
En effet, à part le moteur (qui de plus n’a pas été conçu par Taglioni et aussi partiellement par la société anglaise Ricardo) rien n’était fait chez Ducati.

Voir le chapitre "conception technique".
Tout était acheté ou fabriqué à l’extèrieur et même le montage, faute de place à l'usine, se faisait à Bologne chez Italjet, c’est ce qu’on apelle de la sous-traitance...
En réalité cette série a été le fruit d’une étroite collaboration entre Ducati et Italjet dont le fondateur-designer, Leopoldo Tartarini, fut pilote d’usine Ducati dans les années 50 et se fit connaitre par un tour du monde à deux Ducati 175.
A la fin des années 60, en marge de sa gamme composée de petits modèles équipés de moteurs deux temps (two stroke) "maison" ou Franco Morini, Italjet produisit aussi trois magnifiques machines qui sont devenus des "collectors": la 500 Indian "Velo" à moteur Velocette Venom, la 750 Indian "Enfield" à moteur Royal Enfield Interceptor et la 650 Italjet "Grifon" à moteur Triumph Bonneville. Les deux Indian avaient été commandées par l'ancien pilote et homme d'affaires Américain Floyd Clymer le propriétaire du label de la marque. Quelques centaines d'exemplaires de ces machines ont été construits. Et, chose peu connue, Tartarini est également l'auteur du design de la Yamaha XT 500. 

                 

Leopoldo Tartarini

 



D’abord les GTL :

 

Présentée au Motor Show de Milano en Novembre 1974, en même temps qu’un prototype de la Sport Desmo, la GTL  ("Gran Tourismo Lusso" !) inaugure la série des parallel-twins avec les modèles DM 350B et DM 500B, mais il faudra attendre de longs mois avant que les premières arrivent en
concession en 75.

  

Deux versions sont proposées: une 500 et une 350 beaucoup moins chère en Italie grâce à des taxes allégées sur les moins de 350 cc.
La Sport Desmo d’un design différent signé Tartarini sera lancée en 76.

Ces premiers modèles se distinguent par leur habillage anguleux qui se veut moderne dans le style de la 860 GT signée également Giugiario (un styliste d’Ital Design plus inspiré pour les voitures) en quatre couleurs : rouge, bleu, orange ou vert suivant la cylindrée et les pays. Dans ces années là Ducati ne possédait pas un vrai département style et faisait donc parfois appel à des designers extérieurs comme Ital Design ou Tartarini.
Les carters moteur massifs sont polis et le cadre simple berceau interrompu s'apparente à celui des mono-cylindres avec la colonne de direction montée sur butées à billes, ainsi que les roues à rayons (spoke wheels) de 18" (19" à l’avant sur la 350) et le frein arrière à tambour.

Dans l’ensemble l’équipement semble correct: démarreur électrique, jantes aluminium, frein avant à disque Brembo Ø 260 (double sur la 500), amortisseur de direction (à friction type 900SS), béquille latérale (sur les premières) et même un témoin de point mort. On retrouve aussi l’ingénieux système de réglage par excentrique de la tension de chaine secondaire de la 860.

Mais en y regardant de près l’ensemble dégage quand même une impression d’économie (on se demande où est le "luxe"): allumage à rupteurs alors que les 860 bénéficient d’un allumage électronique, équipement électrique CEV et Motoplat de piètre qualité avec des commodos bas de gamme, silencieux Lafranconi à la soudure disgracieuse et petits compteurs Veglia. Le phare CEV et le feu arrière sont empruntés à la 750 sport et les rétroviseurs sont en option. Enfin, c’est Marzocchi qui fournit la fourche de 32 mm et les amortisseurs.
(au sujet des fournisseurs il n’était pas rare que Ducati en change au cours d’une série. Ainsi on peut trouver des accessoires de marque différente sur la même machine suivant la date de montage)

La puissance annoncée du parallel-twin simple arbre à cames en tête s’établit à 42 hp à 7700 rpm pour la 500 (et 30 hp à 8500 rpm pour la 350) avec un poids d’environs 170 kg et une vitesse maxi proche de 165 km/h.

Au lancement de la GTL les ventes semblent démarrer, la presse Italienne un peu chauvine est enthousiaste, et ç’est une Ducati abordable avec laquelle la marque cherche à séduire une nouvelle clientèle. A Bologna on y croit mais ça ne va pas durer...le fiabilité aléatoire du nouveau twin, surtout en version 500, va rapidement entacher sa réputation.
De nombreuses modifications seront prévues sur le moteur mais il faudra attendre 1976 pour qu’elles s’appliquent à la production.


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Toutefois dans l’absolu, hormis le problèmes initiaux, ce n’est pas une mauvaise moto malgré la finition "italienne", elle est souple, facile, les performances sont très correctes et les qualités routières excellentes.

  

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Par ailleurs Mototrans, qui produisait des mono-cylindres Ducati sous licence en Espagne depuis 1958, lancera en 1976 sa propre version de la 500 GTL équipée de roues en alliage, la "500 Twin", suivie en 1977 par une version desmo. (voir la rubrique Mototrans).


 

 Ensuite les 350 et 500 Sport Desmo :

 

 

proto Italjet                                                    

 

le prototype Italjet

   le modèle présenté en 75 avec un amortisseur de direction

Version sportive de la GTL, la 500 sport desmo (DM 500B modèle sport), issue d’un prototype signé Tartarini le patron d’Italjet, est lancée en 76 et en diffère par de nombreux aspects:

Pour gagner en rigidité le tube avant du nouveau cadre est dédoublé et passe à l’extérieur des échappements, avec des renforts sur la colonne de direction montée sur roulements coniques . Les amortisseurs et la fourche de 35 mm viennent de chez Paioli. Par contre l’ensemble a pris un sérieux embonpoint et le poids atteint 185 kg à sec.
Du coup la 350 lançée l’année suivante sera franchement sous-motorisée.

La "sport" au design nettement plus réussi que la GTL n’est proposée au début qu’en rouge à bandes blanches, une version bleu et blanc sera proposée plus tard à l'export. L’habillage comporte une petite selle à dosseret, des caches latéraux noirs, des gardes-boue peints et le dessin du réservoir (en polyester sur les premières séries) est superbe mais sa capacité est réduite à 11,5 litres du fait du nouveau dessin de la partie supérieure du cadre. Les roues en alliage de 18" sont fournies par FPS et l'arrière reçoit un frein à disque. Enfin, la Sport adopte des commandes reculées et des guidons bracelets. Par contre les clignotants sont en option et pour accentuer le look "racing" les échappements reçoivent une simple peinture noire, comme ça ils rouillent encore plus vite !
Les jolis silencieux Conti étaient sûrement trop chers.

Quant au moteur, dépourvu de kick-starter pour l’esthétique (choix risqué étant donné les faiblesses chroniques du circuit électrique ) il développe 44 cv à 8200 t/min (39,6 à la roue) en 500 cm3 mais à part la culasse desmo et des soupapes plus grosses de 2 mm il reste strictementntnt identique au non desmo. Par contre il manque de couple à bas régime. La 350 présentée en 77 qui développe environs 32 cv à 8300 t/min est plus souple grace à des arbres à cames différents (voir rubrique technique).
La 500 est donnée pour une vitesse maxi de 180 km/h, la 350 environs 165.

 

 

 
version 76

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                   

 

                                                                                  catalogue d’accessoires

  

          

      

   un modèle personnalisé

 

 350 SD.pdf  article "L’Echo des Conti" (DCF)

 

   

 à droite la 350 dans la couleur proposée en Allemagne

C’est peut-être la sportive de moyenne cylindrée que les amateurs attendaient. Elle a le style Ducati, un beau look, atteint 180 km/h, dispose d’excellentes qualités routières et son bruit saccadé est sympathique. Par contre la finition et le confort ne sont pas ses points forts, ça vibre, en plus elle "tire long" et Il faut accompagner les gaz, mais la puissance est là. Les amateurs de monocylindres de la marque ne sont pas trop depaysés.
Il parait que Mike Hailwood en personne en a essayé une en Australie et l’a ramenée en piteux état...
 
Bien sûr, comparée à la concurrence (500 Honda, Guzzi V50) elle est chère mais c’est une Ducati sportive. D’ailleurs la presse lui fait bon accueil même à l’étranger et les ventes démarrent.
On commence aussi à la voir apparaître en compétition (notamment au Tour de France moto et dans le cadre des "Ducati cups" en Italie, en Belgique et en Allemagne) où son excellente tenue de route, son freinage très efficace et sa capacité à monter en régime sont appréciables (voir la 500SS plus bas).
Par la suite elle évoluera comme le reste de la gamme, notamment grâce à Taglioni au niveau de la fiabilité aussi désastreuse au début que celle de la GTL. En 77 on verra apparaitre sa petite soeur 350 et un tableau de bord Nippondenso fixé sous le Té de fourche identique à celui des GTV ainsi que quelques accessoires en options (clignotants, rétroviseurs, etc, voir document plus haut).

 Divers coloris seront également proposés suivant les pays (bleu clair et blanc pour la 500, bleu-gris et noir pour la 350).


Au total la 500 a été produite à 2130 exemplaires et la 350 à 1166.

La Sport Desmo, communément appelée 500 SD, reste le modèle qui s’est le plus vendu et on en trouve encore d’occasion avec des kilométrages souvent raisonnables autour de 3000 Euros suivant l’état (il y a de tout, beaucoup sont bricolées ou en panne, méfiez vous aussi des fausses desmo..).

 

 

                          version USA                                                      une superbe restauration avec silencieux Conti

 

 

 

 

                                                                           


un prototype d'essais de la Pantah déguisé en 500 sport desmo
 
remarquer le frein avant conique Campagnolo

 

Et aussi la 500 "Super Sport" : 

Photos Motoscopie 1977 aimablement fournies par Daniel Argoud

 

 500SS "usine"

 

des roues Campagnolo, un superbe tête de fourche et une selle raccourcie

 

 

 

                     500-ss-1977-3.jpg

 

 

Apparue en 77, c’est la "moto fantôme". Il y a eu une version compétition de la 500 Desmo mais les traces de son existence sont rarissimes. J’en ai pris connaissance par une petite annonce sur "Annonz" Suisse: "modèle coupe Ducati Italie, arbres à cames +/- 60 cv".
Le tech café de Ducati.com la signale aussi officiellement ainsi que les historiens de la marque Ian Falloon et Mike Walker (voir  aussi la rubrique  "compétition" / préparation). 

Je cite ce que m’a gentiment écrit Alain Saunier du DCF (Ducati Club de France) qui a aussi de bonnes lectures:

"Il y a eu effectivement une version racing de la 500 SD, qui d’ailleurs changeait d’appellation puisqu’elle devenait la 500 super sport. Produite en 77 pour l’éphémère coupe 500 Italie, elle perdait son démarreur mais gagnait un radiateur d’huile dans le nez du tête de fourche et surtout des Del’lorto de 40. Soupapes plus grosses (39 et 37), piston haute compression et arbres à cames racing lui permettant d’afficher 61 cv à 10.500 rpm et d’atteindre la coquette vitesse de 220 km/h. Bref c’était un engin redoutable tenant remarquablement bien la route et freinant bien. Malheureusement, je n’en ai jamais vu, ni en vrai, ni en photo." (...en voila !).

Cela prouve au moins que ce moteur peut s’avérer efficace. Avec les arbres à cames "racing" et selon le degré de préparation la puissance variait de 50 à 61 hp.
J’ai lu quelque part que ces twins prenaient 10.500 rpm et que montés très soigneusement ils n’étaient pas beaucoup plus fragiles que les SD standard. Certains auraient même tenu trois saisons de course sans démontage... avant que l’embiellage ne finisse par serrer ou pire... et là c’était la méchante casse assurée ! Et surtout il ne supportait pas les surrégimes: à 11.00 rpm adieu embiellage et carters.
Tumidei, le "génial" créteur de ces twins parallèles raconte que cet embiellage "d’une solidité à toute épreuve" resistait à 11.000 rpm maxi. Mais il rajoute aussi qu’au banc d’essais à 11.002 ça explosait... il est bien clair qu’à 10.500 on est loin de la limite...
Alors si par miracle vous dénichez un arbre à cames "racing" et décidez d’en préparer une pour courir, ne dépassez jamais 10.000 rpm et refaites soigneusement l’embiellage après chaque saison.
En comparaison, le 500 GP de 1972,  L-twin à 90° à 2 soupapes de Taglioni, développait 72 hp à 12.000 rpm et terminait la plupart des GP sans casser, cherchez l’erreur...  

 
Renseignements pris auprès d’un spécialiste: 

Cette machine n’a jamais été vendue assemblée, la 500 SS "usine" a été construite en un unique exemplaire mais Ducati a commercialisé en Italie en 77 pour la "coupe 500 Italie" une série très limitée de kits racing composés:
-d'un arbre à cames procurant une levée d’un mm de plus, de pistons haute compression, de bielles à vis renforcées (Ø 10) et de soupapes de 39 et 37 mm accompagnées de carburateurs de 40 ainsi qu’une transmission primaire à taille droite "straight cut" (le "secret" de leur fiabilité) et d’un radiateur d’huile ainsi qu'une paire de mégaphones.
La version "usine"
  comportait des roues Campagnolo, une selle et une boucle arrière de cadre raccourcis ainsi qu’un superbe carénage tête de fourche avec une ouverture pour le radiateur qui était probablement proposé à la vente avec le kit.

Par ailleurs, une 500 twin desmo Mototrans équipé de cet arbre à cames fut préparée par l’usine de Barcelone, elle développait 55 hp à 9500 t/min.
Maillol et Tejedo remportèrent la victoire à son guidon aux 6 heures de Calafat en 78.


 

Enfin les GTV: "Gran Turismo Veloce" (en français "Grand Tourisme Rapide"...)

 

Modèle ultime de la gamme, elle apparaît en 78 en 350 et 500. (DM 350 et 500B comme les GTL)

C’est la plus aboutie: la ligne inspirée de la sport desmo avec le même réservoir et une selle plus longue lui va bien. Les carters ont été peints en noir ainsi que le bloc cylindres ce qui les rend plus discrets (question de goût), on a droit aux jantes en alliage coulé FPS de 18" (ou des Speedline couleur or en option) et à 3 disques pour le freinage. Les pattes de phare et les gardes boue chromés font plus cossu, on retrouve le cadre double berceau interrompu de la desmo, la fourche est fournie par Paioli et les amortisseurs par Marzocchi. Les rétroviseurs et les clignotants sont même montés d’origine ! Enfin l’équipement électrique Aprilia et Nippondenso change agréablement de CEV dont le faisceau électrique à deux sous est malheureusement conservé. L’ensemble donne une meilleure impression de qualité malgré les silencieux Lafranconi toujours aussi laids.

 

 

 

 

 

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les commodos et compteurs Nippo Denso Japonais

Quant au moteur c’est le même que le GTL, donc non desmo, mais modifié sur quelques points donc plus fiable en principe. Cela n’empêche pas Ducati de choisir une démultiplication longue pour épargner la mécanique au cas où...
D’ailleurs la puissance a été réduite et s’établit à 33,7 hp à la roue ar à 6500 t/mn (soit environs 39 hp au vilebrequin), de plus ce sera la dernière Ducati dépourvue de la distribution desmodromique.
Le résultat n’est pas mauvais, c’est un bon roadster moyen, plutôt joli, assez souple, qui freine bien et tient bien la route. Mais si le confort et la finition sont corrects les vibrations sont toujours là et l’autonomie toujours ridicule, le réservoir ne contient plus que 11 litres (pour 19 sur la GTL) et comme la consommation varie de 6 à 9 l/100 km on passe sur la réserve à 100 km. De plus les performances ont régressé et la vitesse maxi peine à atteindre les 160 km/h, quant à la 350 avec ses 26 ou 27 hp elle se contente d’un petit 150.
Bon, je sais, ça n’en fait pas une "super Ducat", mais on a le droit d’aimer...essayez vous verrez, les  excellentes qualités routières permettent de se faire plaisir sur petites routes.  "A lot of fun" (trés amusant) disent certains spécialistes Américains qui les écartent de leur site quand même.
Elle sera déclinée en diverses couleurs suivant les goûts de la clientèle: bleu pour la 500, vert et même en noir et or "style Darmah" pour la 350.



               

Mais elles arrivent trop tard, les premiers prototypes de la Pantah sont apparus en 77 et personne ne veut plus de ces twins parallèles, il ne se vendra que 1658 GTV (350 et 500 confondus) en tout et pour tout. La production des moteurs s’arrête définitivement en 79 pour céder la place aux Pantah mais ces modèles resteront au catalogue jusqu’en 83 (comme les 500 twins desmo Mototrans qui eux, n’ont jamais été exportés).
Remarque: à part les couleurs, la démultiplication finale et bien sûr certaines pièces moteur (dont les arbres à cames) les 350 et 500 SD ou GTV sont strictement identiques. On peut donc monter monter un moteur de 500 dans une 350.
En fin de compte, comme ça a été souvent le cas chez Ducati à cette époque, cette gamme a surtout évolué en fiabilité, en esthétique et en finition, par contre les performances ont régressé. Les premières GTL marchaient bien, les SD pas mal et les GTV n’étaient pas des foudres de guerre...pire encore en 350.



Chiffres de production entre 1975 et 1980: 

350GTL : 930 exemplaires    

500GTL : 1.705 

350SD : 1.166   

500SD : 2.130  (y compris série 1983)

350GTV : 958    

500GTV : 700 

Total :   7.589 exemplaires   

soit en moyenne moins de 1.500 par an pour une gamme destinée à relancer la production...

  Ces chiffres confirmés à quelques unités près par le livre Hollandais "Desmodromie" (épuisé) m’ont été aimablement communiqués par Marc Poels. 


Autre site en Français à visiter sur les modèles Ducati (et Mototrans) : jbt-900  et le superbe "desmodrome" de Marc Poels, éminent spécialiste de l’histoire de la marque.
Et pour la totalité des brochures publicitaires le superbe  Rudi’s-TT-siteDucati twins


Enfin, un extrait du livre "Ducati Twins Restauration" de Mick Walker

 

 

 

 

 

 

     des gouts et des couleurs...

Combien en reste-t-il ?

C’est une question qui revient souvent. On peut estimer que tous modèles confondus, il en reste en état de marche une cinquantaine en France et peut-être quatre ou cinq cents dans le monde (la plupart est en Europe, il y en a aussi aux USA, en Amérique latine, en Afrique du sud, en Australie et ailleurs), ce qui revient à dire que plus de 80 % des motos produites sont à l’état d’épave ou ont disparu...

 


Ce qu’en dit officiellement Ducati Motors aujourd’hui:

"Au cours de la deuxième moitié des années soixante-dix, Ducati a produit quelques moteurs parallèle-twins 350 et 500 cc, bien que Taglioni , le créateur des "L-twins", ait toujours refusé de participer à l’un de ces projets. Ils ont donc été supervisé par un autre ingénieur, Tumidei. Tous ces modèles  étaient esthétiquement issus de la 860GT conçue par Giugiaro: avec en général des lignes assez carrées dans leurs habillages et leurs moteurs. Les modèles suivants ont été produits successivement:


76 - 78: 350  500GTL

77 - 80: 350  500 Sport Desmo

78 - 80: 350  500 GTV


Ils ont été spécifiquement conçus pour atteindre une clientèle différente, donc, leurs performances n’ont pas été  exceptionnelles, mais leur fiabilité était satisfaisante...*  Le seul modèle avec  distribution desmodromique a été le Sport Desmo, qui a été engagée en course en 77 dans une version appelé Super Sport. Cette moto de 61 cv atteignait une vitesse de 220 km / h. Les Ducati bicylindre parallèle ne sont pas de mauvaises motos, mais les  "Ducatistes" n’en sont jamais vraiment tombés amoureux, peut-être en raison de leur caractère et de leurs performances assez moyennes."

* Si Ducati le dit....

 
         

 

 Caractéristiques et performances:  cliquez sur le texte.

  Scuderia Dobaggi